• RDC : la campagne électorale se déroule sur fond de violences

    Campagne électorale en RDC - © DR

    La campagne électorale poursuit son bon homme de chemin à travers la République démocratique du Congo (RDC).

    Même si cette campagne n’a pas vraiment démarré en trompe, certainement à cause de manque de moyens de certains candidats ou simplement par stratégie visant à bondir à la fin pour d’autres candidats, force est de constater que la violence s’invite déjà au grand regret des Congolais et de tous ceux qui les accompagnent dans le processus électoral.

    Le 5 novembre, une vingtaine de personnes ont été blessés dont huit grièvement lors des affrontements survenus à Lubumbashi entre les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS) de M. Etienne Tshisekedi et ceux de l’Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC) de M. Kyungu Wa Kumuanza.

    Malgré l’appel au calme lancé par le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, les deux partis semblent prêts à en découvre de nouveau, au lieu d’enterrer la hache de la guerre.

    "Ces affrontements ont causé d’importants dégâts matériels dans la ville de Lubumbashi", a expliqué le ministre provincial de l’ Intérieur, Jean-Marie Dikanga Kazadi.

    Ce dernier a souligné que toutes les dispositions sécuritaires ont été mises en place afin d’éviter à l’avenir des accrochages et surtout de favoriser une campagne électorale apaisée dans la province du Katanga.

    Pendant le week-end passé, des affrontements sont aussi survenus à Bukavu, dans le Sud-Kivu après l’enlèvement d’un chanteur congolais qui, selon des sources en provenance de cette province, est qualifié de proche de l’opposition. Plusieurs dégâts matériels ont été enrengistrés.

    Le 28 octobre, le jour même du lancement officiel de la campagne électorale, des affrontements entre les militants de l’ UDPS et ceux du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, au pouvoir) à Mbuji Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï Oriental ont causé la mort d’une personne, une fillette de 8 ans, mortellement touchée par une balle tirée par la police, et plusieurs blessés.

    Il y a eu aussi d’importants dégâts matériels, notamment des véhicules et des résidences brûlés et saccagés. A Kinshasa, à Lubumbashi, à Mbuji Mayi, à Kananga, des actes d’intolérance se multiplient avec notamment la destruction des affiches de certains candidats, des discours incendiaires, des messages violents et parfois haineux prononcés par certains acteurs politiques.

    Aujourd’hui, un calme précaire règne à Lubumbashi et à Mbuji Mayi, rapporte le journal l’Observateur.

    Au vu de ce tableau électoral alarmant, il y a lieu de reconnaître que la campagne électorale se déroule sur fond de violences.

    Les violences observées actuellement inquiètent aussi bien les Congolais que les partenaires traditionnels de la RDC tels que la France, la Belgique, l’Allemagne, Grande-Bretagne, les Etats-Unis, etc.

    Dans un article sur les élections en RDC publié il y a quelques jours, l’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, James Entwistle, a exhorté tous les candidats aux élections présidentielles et législatives à placer le bien de la nation au devant du gain politique personnel et à faire trois promesses à leurs électeurs : "renoncer à l’usage de la violence, de l’intimidation et de la rhétorique incendiaire au cours de leurs campagnes, accepter paisiblement la volonté du peuple congolais comme démocratiquement exprimée à travers les résultats certifiés des élections, exhorter leurs partisans à en faire de même".

    http://www.afriscoop.net/journal/spip.php?article4603


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