Il laisse s'accomplir la magie de ses mains...
France Gall
Bon ça fait un peu réchauffé car c'était déjà il y a deux semaines, mais nous sommes allés au marché artisanal à la Ruashi... trèèèèsss loinnnn comme m'avait dit Annie... 20 minutes en taxi, quoi!
C'est Emmanuel, notre chauffeur de taxi préféré qui nous y a conduits. Nous sommes un peu sortis de la ville, c'est un quartier un peu périphérique, ça nous a fait voir d'autres paysages, et surtout d'autres quartiers. Pareils et en même temps un peu différents. Voilà quelques photos...
Arrivés là-bas, surprise (parce qu'on ne savait pas vraiment comment ça allait se présenter, si on allait regretter d'être là avec les 4 enfants ou pas), ce sont 4 "grands" hangars, dans chaque hangar 2 rangées de tables, et des dizaines de marchands...
Sympathiques, sauf que évidemment nous sommes toujours des clients qui ne passent pas inaperçus (qu'est-ce que j'aimerais être plus bronzée quand je suis ici...), et que quand on nous voit y a des dolars qui tournent dans leurs yeux (comme Picsou!). Ils ne se rendent pas compte des prix qu'ils avancent, c'est terrible, ça me fait un peu penser à des enfants qui n'ont aucune notion de l'argent, quand on leur demande combien coûte qqch ils avancent des chiffres ou ridiculement petits, ou incroyablement grands parce qu'ils ne savent pas combien c'est "beaucoup"!
De même, les marchands savent que nous gagnons beaucoup plus qu'eux, ils n'ont pas tort... Mais pas à ce point là! Ils essaient à coup de 50 euros la pièce pour tout, quand ce n'est pas à 100 qu'ils démarrent... Le problème est qu'on ne sait pas combien ils vendent effectivement leurs marchandises quand c'est entre eux... On ne veut pas les arnaquer, mais comment leur faire comprendre que si ils nous demandent des prix pareils on ne peut pas acheter grand chose? Alors, ok, faut marchander, mais quand on part de 100 $ on n'arrivera pas à 10$, ou alors va falloir marchander pendant une demi heure au moins! Enfin bref, entre leurs prix de folie et de temps en temps un éclair de lucidité où ils baissaient leurs prix; avec les conseils d'Emmanuel qui nous conseillait de partir, qu'ils nous rattraperaient, ce qu'ils faisaient effectivement, on a quand même fait pas mal d'achats! Puis au retour on a pas mal discuté avec Emmanuel, des écoles au Congo, du problème de l'éducation, de la politique... Tiens, la prochaine fois, je vous parle de la politique... Ou du moins de ce qu'on entend ici!
Pour voir toutes les photos, rdv: ICI