Quelques poupées qui parlent
Mais ces poupées elles n'ont jamais dit :
"Papa... Maman.."
Il y a dans les orphelinats
Des murs grands comme l'Himalaya
Et des barreaux gros comme des séquoias
Et des portes lourdes comme des trois mâts
Claude François...
(Mis en partie sur Destination Congo)
Photos faites à Bumi, orphelinat du quartier de Kamalondo
J'avoue qu'il y aura peu de commentaires, peut-on en faire? La corruption extrême au Congo fait que peu d'organismes se hasardent à organiser l'adoption avec le Congo. Carine, qui était venue travailler là 10 ans avant, avait demandé à un organisme d'adoption avant de venir s'ils voulaient qu'elle ramène des renseignements pour organiser l'adoption avec le Congo, si elle pouvait leur ramener des infos, des contacts... On lui a répondu non, on ne veut pas travailler avec ce pays. Pas assez sûr, trop hasardeux...
La dernière fois que je suis allée dans un orhelinat, c'était pour aller chercher Diego. La tristesse de voir leurs conditions de vie était atténuée par la certitude que bientôt on viendrait les chercher...
Ici, rien pour atténuer. On ne viendra pas les chercher... L'adoption n'est pas la solution à tout, ni pour tous, bien sûr... Mais comment ne pas se dire que la vie est quand même bien plus jolie en famille?
Bon, j'ai failli en ramener trois au moins mais je me suis retenue! ;-)
Tous alignés lorsque nous sommes arrivés...
Le petit souffre de crises d'épilesie je crois, il tient à peine sur ses jambes.
Les grandes filles sont à Kamalondo, les grands garçons dans un autre orphelinat, au Karavia.
Petit Georges mange des bonbons, sa soeur admire un teletubbies. Combien de nounours jetons-nous alors que pour ces enfants ça illumine leur journée?
Toute la troupe.
Les dortoirs. Pas de petit lit, pas de moustiquaire...
Le réfectoire.
C'est avec le coeur gros que nous nous en allons.